9 Fotos que valen más que palabras Cuéntame tu viaje
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Nouvelle-Zélande dans son livre
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La Nouvelle Zélande en vélo
Etape 17: Wellington - Palmerston North, 150 km Sortir de Wellington à vélo n'est pas très simple car il est interdit d'utiliser la route numéro 1 sur les premiers kilomètres. Je quitte donc la capitale néo-zélandaise par les collines. On m'avait promis une belle vue au sommet de quelques côtes. Mais les nuages ne me permettront pas d'apprécier le panorama.
Après quelques
kilomètres, je rejoins la route principale numéro 1. Je redoute
cette étape car je dois faire de nombreux kilomètres sur cette route,
qui est la route la plus importante de Nouvelle-Zélande. Route où
l'on peut voir sur les bas-côtés de nombreux bouquets de fleur ; le
genre de fleur que l'on ne veut pas cueillir... On voit aussi
beaucoup de ces panneaux carrés jaunes avec un vélo au milieu. Je
n'aime pas ces panneaux. Cela veut dire qu'il y a beaucoup de
circulation et peu de place pour les cyclistes. On les retrouve
généralement quelques mètres avant un pont. Mais je n'ai pas
d'autres choix que d'emprunter cette route.
Alors que les buttes me protégeaient du vent, je me retrouve à découvert et c'est un vent de face violent qui tente de me repousser vers la capitale. Wellington est communément appelée "Windy Wellington" (Welington ventée). Mais je pensais que le vent du sud m'aurait aidé à rejoindre Palmerston North. Mais pas du tout ! Sur la côte ouest, le vent nous vient du nord autour de Wellington, pour finalement venir de l'ouest un peu plus au nord. Alors j'affronte ce vent jusqu'à environ 30 kilomètres, roulant péniblement à 10 km/h... Je repense à Caroline qui me disait que dans ces cas là, il faut rester coûte que coûte sur le vélo. "Si tu t'arrêtes, c'est fichu ; chaque kilomètre que tu fais te rend plus fort pour les prochains". Alors je me tiens férocement à ses conseils et à mon guidon, mais je me dis que je n'arriverai jamais jusqu'à Levin si ce vent est aussi fort toute la journée. Mais il cède peu à peu la place à la pluie. Alors que je m'arrête pour m'équiper contre la pluie (pantalon K-way plus bottes en caoutchouc), je rencontre une marcheuse qui me dit que le vent va se calmer un peu plus loin, ce qui est vrai. Me voilà donc seul avec la pluie cette fois-ci ! La pluie n'est pas vraiment un problème, même si aujourd'hui elle est assez forte. Le plus important est de ne pas s'arrêter de pédaler pour ne pas avoir froid. Alors je pédale à une allure plus soutenue que le début d'étape, attendant que la pluie ne cesse (pédaler est un bon moyen pour patienter !). Je longe la côte sur une portion de route très dangereuse. Par bonheur un espace pour les cyclistes a été aménagé sur le trottoir le long de la mer (eh oui, j'ai quitté l'océan pour retrouver la mer de Tasman !). Cette route doit sûrement être très belle sous le soleil. Mais la forte pluie m'oblige à garder le nez dans le guidon, et les morceaux de verre à regarder attentivement le bitume qui se profile. Finalement, c'est au kilomètre soixante que la pluie s'arrête. Il était temps, la faim me gagne ! L'après-midi ne sera pas très passionnante. Je traverse une grande plaine, longée par la chaîne de montagnes dont j'ai déjà vu l'autre versant en venant à Wellington. Alors que les paysages autour de Wairoa étaient très beaux malgré la pluie, aujourd'hui je vous dirai que cette montagne est plus jolie sous le soleil que sous la pluie. Ceci est peut-être dû au fait que je roule sur cette grande route, et que je n'entends rien d'autre que les voitures qui me doublent où que je croise, et les camions qui me frôlent. J'ai d'ailleurs eu ma première grosse frayeur avec un camion aujourd'hui, qui m'a balancé contre un plot de l'équivalent de la DDE. Il avait juste à attendre 20 mètres pour avoir plus de place pour me doubler, mais non, c'est mieux de mettre les cyclistes hors de la route pour se laisser de la place. Dans ces cas là, je relativise mon chargement en me disant que, finalement, je suis bien léger ! Jusque là, tout s'est bien passé avec les automobilistes et camions, beaucoup mieux que ce que je craignais avant de partir. Les gens font relativement bien attention, et j'ai souvent droit à des gestes amicaux. Mais aujourd'hui, ce fichu camion a roulé comme si je n'étais pas sur la route, et c'est le genre de truc qui me met hors de moi. J'arrive à un croisement m'indiquant à droite comme à gauche la route pour aller jusqu'à Palmerston North. Voyant que toutes les voitures empruntent la route de gauche, je pars à droite. Je ne suis pas sûr d'avoir fait le bon choix ! C'est un parcours casse-pattes qui se dessine maintenant, avec une succession de montées descentes comme je les déteste ! Et la pluie se met de nouveau dans la partie. J'ai déjà plus de 120 kilomètres dans les pattes, la fin s'annonce difficile ! Finalement, j'arrive à Palmerston North, un peu bouffé par les crampes. Raconté par Julien Leblay (posté le
4-02-2009)
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