9 Fotos que valen más que palabras Cuéntame tu viaje
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Quelle évasion discrète et très personnelle que celle du voyage… A chaque fois que je me suis décidée à partir c’était une petite chose imperceptible qui me disait d’y aller. Je n’ai jamais su comment allait se dérouler mon voyage exactement. Seulement quelques points de chute : des prénoms sur un bout de papier avec une vague adresse pour destination. Des personnes dont on me parlait, qu’il fallait que je rencontre pour que je trace mon itinéraire. Et au fur et à mesure que tout se déroulait comme il fallait que ça se passe, comme si ça avait été écrit, pareil à une histoire qui se dévoile. C’est vrai qu’on peut imaginer, rêver, parler entre nous de voyages, mais le plus fort c’est de les vivre. Passer du rêve à la réalité. Les réaliser c’est comme un coup d’adrénaline qui fait peur mais qui donne de l’assurance pour ensuite persévérer. Tout le monde n’a sûrement pas la même conception du voyage mais il est pour moi le meilleur moyen de réaliser concrètement ma soif de rencontre humaine. C’est au gré du trajet et de ses voyageurs baroudeurs que j’ai nourri mon fantasme de découverte. Comme c’est bon et fort de se plonger dans ses souvenirs. Ces instants si précieux de connaissance d’un lieu idéalisé grâce aux histoires que je pouvais écouter avant mes départs. Des histoires d’Afrique, des rencontres et danses latinos, des fusions qui dépassent les réalités vécues dans mon coin de Berry perdu. Marcher, vadrouiller à travers les Andes en appréciant la verdure éclatante des cultures en terrasses qu’ont imaginées les Incas. Apprécier de partager la simplicité de la lumière éclatante des ciels grisés par la venue de l’orage, avec une voyageuse solitaire. Et descendre dans la vallée sacrée, par un petit sentier parfumé, en croquant une naranja sucrée… mummmm quoi de plus, sinon ces instants ? C’est dans l’éveil des sens, l’arrêt du temps. En tous les cas, c’est la mise en stand by de ses habitudes, autrefois arbitrées par les réunions et les planifications d’activités. Rien dans le voyage ne peut déranger l’enivrement ressenti sur l’Isla de Sol. La vue, l’odorat, l’ouïe sont réceptifs à tous les bruits, à toutes les odeurs et couleurs que reflète le bleu criant du lac Titicaca. Et puis quand on revient c’est comme un enchaînement. Toutes ces personnes à qui on raconte et qui veulent partir à leur tour. Ça c’est peut-être le meilleur du voyage : transmettre aux autres l’envie de découvrir et de sortir de leur train train quotidien.
Envoyé par Charlotte (31-05-07)
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